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Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés devant le centre des congrès sur l’île de Vancouver où le premier ministre et son cabinet se sont réunis, au coeur de l’odeur de fumée âpre causée par des centaines d’incendies de forêt.

Les manifestants ont demandé comment Justin Trudeau pouvait prétendre être préoccupé par le changement climatique alors que son gouvernement verse 4,5 milliards $ à l’entreprise Kinder Morgan pour acheter l’oléoduc Trans Mountain et s’assurer de son expansion pour transporter le pétrole albertain vers la côte de la Colombie-Britannique.

«Les leaders du climat n’achètent pas de pipelines», a proclamé une bannière brandie par les manifestants.

«Inhalez Justin, ça sent le réchauffement climatique», était-il inscrit sur une autre.

Plusieurs manifestants portaient des pancartes accusant le premier ministre de jouer du violon «pendant que la Colombie-Britannique brûle».

À l’intérieur du centre de congrès, M. Trudeau et ses ministres ont rencontré le premier ministre néo-démocrate de la Colombie-Britannique, John Horgan, qui s’était déjà engagé à utiliser tous les moyens possibles pour bloquer le projet d’oléoduc.

Après la réunion, M. Horgan a remercié le gouvernement libéral pour ses efforts visant à lutter contre les incendies de forêt. Il a dit qu’il était «reconnaissant» que le gouvernement fédéral partage l’engagement de sa province dans la lutte contre le changement climatique, responsable selon lui d’une «saison des incendies catastrophique».

Du même souffle, M. Horgan a toutefois réitéré l’opposition farouche de son gouvernement au projet d’expansion de l’oléoduc, qui, selon lui, entraînerait une multiplication par sept de la circulation des pétroliers au large de la côte de la Colombie-Britannique et augmenterait les risques de «déversement catastrophique».

M. Horgan a affirmé que M. Trudeau et lui ont brièvement réitéré leurs points de vue divergents sur le projet lors de la réunion de mercredi. L’accent a plutôt été mis sur les nombreuses questions sur lesquelles leurs gouvernements sont «à l’unisson», a-t-il ajouté.

La ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, a pour sa part tenté de faire valoir la pertinence de l’approche fédérale en matière de pipelines et de changements climatiques.

Sur le chemin de la retraite du cabinet, elle a reconnu que les incendies de forêt «démontrent que le changement climatique a un impact réel sur les Canadiens».

«Cet été est un appel au réveil. Nous avons vu des conditions météorologiques extrêmes, nous avons vu une chaleur extrême qui coûte littéralement des vies, nous avons vu des feux de forêt ici, nous avons assisté à des inondations extrêmes», estime la ministre McKenna.

«Nous savons que nous devons prendre des mesures sérieuses contre le changement climatique et c’est exactement ce que nous faisons», a-t-elle ajouté, vantant le plan fédéral de fixation du prix du carbone, d’élimination du charbon et d’investissements historiques dans l’infrastructure verte et l’adaptation climatique.

Cela dit, Mme McKenna a expliqué que le pays vit une période de transition dans sa dépendance aux combustibles fossiles qui contribuent au réchauffement de la planète.

«Les transitions ne se font pas du jour au lendemain, a-t-elle déclaré. J’ai toujours dit que j’étais la ministre de l’Environnement autant pour les travailleurs de l’énergie que pour les écologistes.»

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